Diogène

Diogène

mardi 31 mars 2015

Les ânes préfèrent la paille à l'or

J'écoutais Glenn Gould, hier. En fait, j'écoute Glenn Gould tous les jours, donc c'est con comme début. En tout cas, il y a quelque chose d'airy (cherche dans WordReference mon loulou) dans son jeu. C'est délié, c'est technique ; certains disent pourtant que c'est trop, que ça tue l'esprit (enfin un esprit, je suppose, parce que tuer l'esprit, accroche-toi). Du coup, je me suis souvenu d'une conversation que j'avais eu avec un prof de percussion (ancien hautboïste très très prometteur à qui la vie a fait une farce : un souffle au cœur !). En gros, nous étions tombés d'accord sur le fait que le Conservatoire de Paris (Paname, toujours Paname, filez-nous un Roi nom de Dieu) formait des robots. Très techniques, mais sans âme ces musicos. Mais en fait, grâce à Gould, j'ai évolué. Comme quoi tout arrive.

Je pense que cette technique absolue, cette perfection instrumentale peut servir. Seulement, pas pour tous les instruments. Au piano, pas de souci. Je pense que c'est le summum. Gould te fait ressortir toutes les voix, une après l'autre, en même temps, comme il l'entend. Il maîtrise chaque seconde et c'est parfaitement hallucinant. La guitare, je pense, peut également viser cette perfection. Les instruments polyphoniques en somme. Les autres, ils peuvent baver un peu, faire des fioritures, ça ne mange pas de pain. L'excellence dans les instruments à vent me semble irréaliste. Va savoir.

Petite précision, je parle de Gould uniquement quand il joue Bach, Mozart ou Beethoven. Les autres compositeurs, j'm'en branloche. J'ai pas écouté et je doute que j'écouterais. Je sais, je sais, c'est prétentieux et certainement idiot. Mais c'est comme ça. J'ai trop à faire avec ces trois-là pour aller me fader du Brahms ou du Strauss.
Ce qui m'amène à la seconde partie de mon laïus, la naissance de la philosophie. Je lis de nouveau ce petit livre merveilleux de Friedrich et j'accorde (du verbe accorder, être d'accord. Ta gueule) : les mélanges, faut pas. Les hybrides, c'est déjà le déclin. Il  me faut du pur. J'entends déjà le cœur des intellos me rire au nez et me lancer qu'aucun de ces trois compositeurs n'est pur. Certes. Je pourrais défendre mon point de vue, mais j'ai du taf. Et, de plus, je vous emmerde profondément, d'une belle chiasse jaunâtre et odorante (J't'aime bien, t'inquiète, on en parlera sûrement un jour). 

Donc, la Philosophie à l'époque tragique des Grecs m'a toujours causé. Ses thèmes résonnent merveilleusement pour quiconque aime l'absolu. Va falloir que je te mâche tout, non ? Je me souviens comment ils parlaient de vous (les cons) en cours de philo : l'homme de la rue. Et pour cet homme de la rue, il faut vulgariser (c'est-à-dire « parler comme le vulgaire, le commun des hommes ») ! Tu vois comment ils te considèrent ? Ça fait mal au fion, non ? Quoi ? Tu comprends pas ? Bah ouais, je sais. Et encore, là, je te parle des profs de philo de Reims ! Donc, déjà, c'est des bons loosers les mecs ! Imagine les vrais dirigeants ce qu'ils pensent de toi... J'en démords pas décidément : faut un Roi ! Vive le Roi ! Vite, un Roi ! Voire une Reine. Une Régente. Je veux bien la jouer moderne sur ce coup.

Je m'égare dans mes conneries et du coup, j'ai rien expliqué. Pour vraiment faire très très bref et ne pas te faire exploser le cervelet, Nietzsche parle de ceux qui ont « inventé » la philosophie ; qui l'ont légitimée, au moins. Les purs ! Les présocratiques ! Ceux qui pensaient par eux-mêmes, sans rien céder à rien ni personne. Nec Deus Nec Dominus ! Je sais, c'est à côté du sujet, mais c'est pas bien grave, si ?

Platon, c'est déjà un hybride (húbris) ; il descend déjà la pente. Et selon Nietzsche, ça se voit également dans sa personnalité. Alors que chez les autres, de Thalès à Socrate, tu avais des hommes taillés dans le roc. Leur personnalité était aussi pure que leur pensée. Aussi dramatique. Aussi imposante. Avec Platon, tu commences à entendre gémir de pauvres hommes conspirant. Tout ça pour une petite considération, qui, selon moi, devrait faire partie des sujets du bac de cette année : « Si Platon initie un déclin, que penser de BHL ? »

Si, à midi, le Roi te dit qu'il fait nuit, contemple les étoiles.

Rendez-nous not' bon roi, nom de Dieu ! Notre Roy, même ! La France est mûre. Je pense que c'est l'idée du siècle. Celle qui relancera la France, l'Europe, le monde, l'univers, même !!! Le retour du Roi, en version française. Bon : Bourbon, Orléans, Bonaparte, la lignée sera à définir. Moi, j'suis pas compétent (con-pétant comme dirait Dard). Peut-être au fleuret non moucheté. Ou un bon vieux duel. Ou alors, pour faire moderne, un Fort Boyard, avec les tigres en liberté.

Faudra commencer avec une monarchie constitutionnelle, au début, pas trop froisser les révolutionnaires et républicains de tout poil. Y'a quand même eu des dégâts depuis la Révolution. Va falloir revenir aux bases de la monarchie. Mais ils s'habitueront, tous. Ils adoreront ça, même. Surtout ceux qui regimbent. Les dîners au château, la lèche au souverain, le poison, les complots, les arabes à Poitiers, quel pied ! Et doucement, on reviendra vers une bonne vieille monarchie absolue et la France reprendra sa véritable place dans le monde.

Faut ça, mon coco. Écoute, on pourrait remplacer cette merde de télé réalité grâce au Roy. Finito les séries ricaines, place à la vie du bon Roi ! Les angliches vont pas assez loin. Ils ont pas coupé suffisamment de tronches pour voir les possibilités. Trop de respect pour la « Couine ». Trop anglais, quoi.
Nous, non, on ira pour la santé des couilles du Roi. Les règles de la reine et de ses maîtresses (au roi et à la reine, faut être moderne quand même). Qui aura le premier mâle ? Les oreillons du dauphin. Quoi ? Non, pas Flipper ! Con d'homme (condom). T'es quand même bête à bouffer du foin. Retourne à ton Pernod. Comment ? Tu bois du Ricard, espèce de plébéien ? Quoi ? Qu'est-ce tu racontes ? C'est pareil, les deux ? Ah ouais. Bah laisse moi un peu de foin, frérot. 

Pour en revenir à ma révolution, faut la faire vite fait. Sortir la couronne. Reprivatiser Versailles. Virer ces cons de touristes et foutre des webcams partout pour bien voir en direct qui vient sucer le dard du Roi. Un abonnement mensuel pour accéder au flux et on est de retour au premier plan mondial, mon lapin. Ce serait du lourd, j'te jure !

Bon, j'suis intéressé, faut avouer. Moi, je demande le retour de ma lignée de bourreaux, que j'ai un boulot assuré pour les siècles des siècles. Avec ma petite invention : les tortures de pédophiles en direct. On pend par les couilles, on coupe des membres, on fait boire de l'acide, on fait violer par un taureau, tout ça en direct, tout bien. Faut se manier vu qu'il y a un forcing pour les faire passer pour de bonnes gens un peu malade. D'ici que tu doives vendre ta gamine de 7 ans au maire, y'a pas loin. Comment ? On faisait ça au temps de rois ? Peut-être bien, ouais. Ça empêche pas

 Faut se mettre à niveau de la nouvelle tendance religieuse aussi. Le trending est puissant. Ils coupent des tronches au couteau, j'utiliserai la guillotine. Et en plus, moi, je couperai des queues ! À chacun sa spécialité, quoi. Allez les gars. Faisons-le. Virons ces petits bourgeois qui détruisent la grandeur de la France. Revenons à la vraie sodomie ! Je veux un roi, merdre !

mercredi 25 mars 2015

Chapitre dos

En bord de Seine, en ce début d’automne, les couleurs et les odeurs m’offraient une certaine paix de l’esprit. La journée était bien avancée. Et, dernièrement, d’étranges sensations et de profonds doutes pesaient lourd sur mes frêles épaules de jeune homme. Aujourd’hui, en ce 1er janvier 2000, un orage semblait se préparer sous mon crâne. L’apocalypse n’avait pas eu lieu, mais la fin approchait peut-être. Les balades permettaient d’y remédier quelque peu. L’esprit en mouvement, alimenté par plus d’oxygène, me semble plus à son aise, moins statique, moins pesant. D’ailleurs, puisqu’on en parle, quel drame, la bagnole, non ?
Marcher, c'est con comme concept, non ? Depuis tout bébé, c'est un truc que tout le monde fait. Plus ou moins machinalement. Mais ça a tendance à se perdre quand t'arrives en âge de conduire. Là, c'est fini. Le cheval d'acier est maître ! Dans certains pays, comme les States, c'est même un Dieu ! Si tu ne conduis pas, t'es comme un pestiféré. Pas humain. Étrange. À peine concevable. Les gens te regardent en coin. D'autres ont l'œil mauvais. « Qu'est-ce que ça cache, ça ? Pourquoi tu veux marcher ? T'es malade ou bien ? T'as des vapes ? Pourquoi t'est-ce ? À quoi bon ? Hein ? Avoue ! Faut qu'on contacte le FBI ou bien ? T'es un terroriste ? Pourquoi ? Hein, pourquoi tu n’conduis pas ? »

Hé ben, mes cons, c'est parce que j'aime marcher ! J'adore ça ! Depuis toujours ! Tu te souviens (non, évidemment, tu n'as jamais lu ça... toi, à part Babar et les faits divers dans le journal, hein !) Rousseau et ses Rêveries ? J'ai les miennes. Bon, lui, ça va plus loin que faire bouger un pied après l’autre, mais c’est un autre sujet. Combien d'idées, de découvertes ai-je pu faire en marchant ? C'est comme si ton cerveau se mettait à l'unisson. Bien oxygéné. Sur un rythme... comment dire... humain, quoi !

En voiture, ça va vite. Tu roules et tes idées font du sur-place. Au mieux, tu chantonnes la musique de la radio. Ou t'écoutes les mecs te vendre leurs salades. Ou la dernière star qui se pogne pour dire combien elle est magnifique et novatrice, tout ça ! Tu dois être concentré sur les autres, sur toi, sur ci, sur ça. Quand tu marches, à part les trous et les racines, parfois (et les saletés de bagnoles quand tu es en ville !), tu peux te détendre la nouille.

De longues marches en bord de Seine, à Nogent ou à Paname... Et Reims nocturne ? Tu as déjà marché dans Reims, la nuit, alors qu'il fait un peu froid, que ton souffle envoie de longs jets de vapeur illuminés par les lampadaires. Cette cathédrale qui t'invite, t'attire, te chuchote à l'oreille des histoires du temps passé, t'étouffe de trop de puissance quand t'es au pied... Haaaaaa.... Et Nissa la Bella ! Oh mon ami ! Que de joies dans ses rues pleines de vie, chaudes. Chaudasses, même, des fois ! Ses collines magnifiques. Et quand t'arrives à la mer, hein ? Et le Vieux ! Mon pote, le vieux Nice, c'est quelque chose. Marcher dans ses ruelles, c'est indicible... D'ailleurs, je ne dirais rien. Et Toulon, con ! Et Hyères ! Que de souvenirs ! Que de bonheur en clopin-clopant (les pavés !) ou d'un pas assuré, ici, et là, et encore ailleurs ! Quand tu marches, la vie s’ouvre à toi ! Elle devient accessible ! Tu remarques les arbres, le ciel, la lune, les étoiles, le soleil, l'ombre, les oiseaux, l'architecture, cette petite maison inaperçue, ce petit joyau perdu dans une ruelle, cette demoiselle dans son échoppe, tu sens les fruits sur l'étal, les fleurs, tu tombes d'églises en cathédrales, de maisons de maître en immeubles art déco !

Alors je marchais… Une petite écluse à traverses avant d’arriver sur un long chemin, solitaire et reculé. Mais, arrivé au milieu, une vague d’énergie me tétanisa. La sensation d’être en présence du surnaturel. Quelque chose de confus, aussi effrayant qu’attirant. Une nouveauté telle que mon cerveau ne trouvait aucun repère sur lequel s’appuyer. Un choc spirituel ! Serait-ce Jésus qui me visite ? Fatima ? Ou un ange lambda qui vient me dire que oui, c’est bon, t’es élu, t’as une vision, tu vas pouvoir te la jouer. Du coup, mes mains tremblantes, comme il se doit, agrippèrent le garde-fou. Parce que fou, je pensais l’être un peu. Ou pas loin. Lorsque l’esprit s’emballe, le corps se charge de répondre. Puis je me retournai.

Ce choc ! T’as déjà rencontré Dieu ? Ben nan, j’suis con… heu… attends, j’vais trouver autre chose. Tu vois, la dernière fois que t’as été au concert de Johnny ? De Leslie ? Et ben ça. Au centuple. Une stupeur mêlée de crainte et d’adoration comme dirait l’autre (l’autre, personnalité célèbre citée aux quatre coins du monde depuis la nuit des temps. Mais il cache bien son jeu et son identité le bougre !). Même caché sous une large capuche, le charisme était presque douloureux. Le sweat, ajusté, mettait en évidence deux globes, parfaitement équilibrés. De longues jambes, dorées et merveilleuses, sortaient d’une jupe courte. Le regard me traversait de part en part, comme s'il lançait une puissante énergie qui me tétanisait. Je ressentais une vague d’amour si intense que mes genoux se mirent à trembler. Et, dans le même temps, une onde sexuelle, disons transcendante - si, si - que je sentais pousser une érection majeure, de niveau 10 sur l’échelle de Richter, dans mon calbar. Ah ben non, j’en porte pas. À nu dans ses jeans, rien de tel, non ? Tu sais pas, évidemment. Toi, même au niveau des couilles, t'es conformiste et tu fais comme on te dit...

« Viens. Il est temps ». Cette voix… mais cette voix ! Douce et inflexible. Grave et chantante. Hypnotique !

Soudain, l’emprise énergétique disparut. Comme une chape de plomb levée de mon cerveau. Me reprenant quelque peu, je demandai, à moitié bafouillant : «  Qui êtes-vous ? Aller où ? Il s’est passé quoi, là ? ».

« Le temps n’est pas aux questions. Le choix est simple : tu me suis, et tu vis, ta famille et toi. Tu restes ici à réfléchir et vous mourrez tous dans les heures à venir. Le choix t’appartient. Suis ton cœur. » Puis, après un léger gloussement guttural et douloureusement érotique, « ou suis ton corps… tu me sembles… troublé ! » Son demi-tour, et la vue d’une paire de fesses plus majestueuses qu’une cathédrale me porta un nouveau coup. Mais son léger rire était semblable à une onde de confiance que je remontai gaillardement… 

Le silence semblait irréel. Comme si la vie s’était arrêtée autour de nous. Mon cerveau bourdonnait de mille questions, voire d'aucune. À ce niveau, on n'est sûr de rien. Mon corps était en désarroi. Quelques minutes plus tard, elle s’approcha d’une Ducati rouge, superbe, profilée et s’installa. De la belle machine, quoi. Les deux mon ami, les deux… Elle ôta sa capuche et je pus enfin voir son visage… Mamma mia ! Ce n’est pas par paresse d’auteur, mais décrire ça, c’est infaisable. Faut des nouveaux mots. Une nouvelle langue. Ou alors peut-être en Araméen, je vois que ça. Un rêve ! Une expérience mystique ! Des cheveux au poil. Des yeux dorés, situés, comme il se doit pour tout visage de madone, au-dessus du nez. Un nez qui, malgré la pression populaire, n’était ni aquilin, ni camus, mais mutin (enfant de mutin comme disait Frédo !). Une bouche large aux lèvres fines, faites pour tout, mais surtout pour ça. Des oreilles lui permettant d’entendre je suppose. Une peau merveilleusement ambrée. Un délire absolu ! Je crois que j’en ai bavé un peu. De tous côtés.


« Grimpe. Le temps est compté. Nous parlerons bientôt. » Le moteur rugit. Je m’installai derrière elle. Poussé par le vice et un désir jamais ressenti auparavant, mes mains se refermèrent sur ses seins. Aucune autre réaction, sinon un léger râle et un sourire bouleversant. Je crois n’avoir jamais bandé aussi longtemps et aussi dur. Comme si mon corps et mon cerveau n’étaient plus que le moyen de ma bite. D’ailleurs, c’est un peu ça, non ? T’as beau mettre des formes autour, l’homme, il pourrait se réduire à ça. Bref… Nous partîmes dans le crépuscule. Direction Paname. À pleine vitesse. Mais sa maîtrise de la conduite était sans conteste. Je me laissais donc aller dans le stupre de mon esprit, ravi d’une telle aubaine, repoussant sans vergogne les craintes que ma pauvre conscience m’envoyait désespérément.

jeudi 19 mars 2015

Chapitre premier

Elle poussa la porte et entra. Je vais commencer à te les briser et à rompre le fil de l’histoire, avant même qu’elle n’ait commencé. C’est juste pour épurer un peu plus, quoi. Les liseurs de bonne aventure peuvent aller se rhabiller. Ici, c’est le no man’s land de la littérature. Du bidon à gogo ! En fait, je voulais juste dire que cette première phrase (voilà, lève les yeux un chouïa, tu y es ?), c’est un truc de Frédéric Dard. Il dit que tout livre devrait commencer ainsi. Dont acte.

Les odeurs d’encens et d’épices lui faisaient regretter le parfum, plus doux, des oliviers et des cierges du Pérou. Une idée la fit tressaillir pour la centième fois depuis… et oui, une journée seulement. Et une partie de nuit. Mais quelle nuit ! « Il va me falloir du temps pour m’habituer… » Elle prit une profonde inspiration pour éloigner cette angoisse. Je sais, ça pue le pseudo-romancier qui essaie de faire des phrases. Mais bon, ça, dans ces termes exacts, c’est ce qu’elle m’a raconté, bien plus tard, dans une miteuse chambre d’hôtel que je qualifierais – et sans vergogne, en plus - de passe. Va savoir. Ce qui s’est passé il y a 7 000 ans, tu le trouves pas au coin de la rue. Et si tu le trouvais, t’en ferais quoi, hein ? Exactement !

Combien aujourd’hui ?, demanda-t-elle, d’une voix étrangement posée, à la prêtresse, vêtue de toile de jute rouge sang, qui époussetait l’autel.
- À peine douze. Deux écrasés par un tricératops. Les autres ont disparu aux frontières. La voix était déférente et blasée. La femme semblait épuisée, lasse, comme après une longue journée sous le soleil ardent.
« Les cérémonies deviennent trop intenses. Les corps se sont habitués aux plantes. Tous abusent », pensa-t-elle.
- La machine à résurrection est-elle prête ? « Bien entendu. Elle est toujours prête. Ils ne survivraient pas autrement, nos braves dieux »… Effrayée par son audace, elle regarda autour d’elle. « Mais non, Il te l’a affirmé, ils ne peuvent plus t’écouter. Plus cette partie-là, en tout cas. » Un peu fébrile, elle constata :
- Je suppose que nous ne retrouverons pas ceux qui manquent. Les T-Rex ont certainement fait un bon repas…

La prêtresse haussa les épaules, indifférente, avant de se diriger vers la grande table de verre surmontée d’un dôme pour l’instant sans vie. Elle le repoussa, prit quelques poignées d’argile qu’elle travailla en une fine pellicule. Puis, s’emparant d’une coupe, elle versa une substance rouge, un peu épaisse et visqueuse, coulant comme à regret. « Le sang des Dieux, source de vie éternelle ». Agenouillée devant l’autel, la phrase résonna sans qu’elle le veuille dans son esprit. Combien de fois avait-elle répété ces mots ? Combien de fois avait-elle restructuré des corps ? Un brouillard l’empêchait de voir clair dans ces souvenirs. Secouant ses doutes, elle se leva et avança vers la table. La prêtresse poussait un chariot contenant deux tas, deux masses en charpie ressemblant vaguement à des êtres. « Nous sommes faibles et mortels. Seule la bonté des Dieux nous offre la vie ». Sur ces mots, le premier amas fut déposé. Elle ferma le dôme. Des lumières commencèrent à danser, surgissant de nulle part. Quelques secondes, un flash, et tout était terminé. La technique ? Une histoire d’énergie noire, ou sombre, c’est selon, puisant l’énergie créatrice dans l’univers.

Un homme ouvrit les yeux. Depuis son illumination, la taille de ses « frères » lui semblait étrange. Des géants, la dépassant de plusieurs têtes. Musclés. Au regard vide. Parfaits pour mener les énormes bêtes de somme. « Comment ai-je pu être aveugle pendant si longtemps ? Comment ai-je pu les considérer comme mes semblables ? » Lui touchant doucement le bras, elle lui susurra :
Va, maintenant. Le travail t’attend demain. Un grognement ; il se leva et sortit.

Lors des cérémonies, devant l’ensemble du troupeau et dans l’atmosphère créée par les fumées et les breuvages psychotropes, le processus prenait bien plus de temps. Les chants étaient longs et nombreux. Les danses également. Les travailleurs devaient éprouver la puissance des Dieux. Ils devaient se perdre dans un monde onirique, incompréhensible, merveilleux. Mais dans le secret du temple, l’action était presque immédiate. Les prêtresses connaissaient les arcanes. Enfin… suffisamment. Après que le second géant ait quitté la tente, la prêtresse se gratta la gorge, embêtée :
- Le suc de vie commence à manquer. Nous pouvons créer les dix travailleurs, mais si ce rythme se poursuit, nous ne pourrons pas suivre longtemps. « Je ne le sais que trop bien, mais ils ne répondent pas ! Comprends-tu ? Si seulement tu savais ! » Elle avait envie de crier, de secouer la prêtresse pour lui intimer de se réveiller. Mais elle se contenta de répondre :
Bien. Je vais demander aux Dieux. Tu peux aller te reposer.

Restée seule, elle s’allongea sur un hamac, tremblante, manquant d’air. « La vie était si simple, il y a trois jours. Je faisais mon devoir. Je transmettais les directives. Et là… » L’épreuve de la liberté, encore si récente, était douloureuse. Elle, première née, la plus puissante de tous les êtres humains jamais créés, détentrice d’une âme immortelle, se sentait perdue, faible, détruite. Sans la potion offerte par son « libérateur », elle n’aurait pas survécu. « Cette liberté me semble la pire des chaînes. Cette solitude est terrible. Et cette peur ! » Un sanglot jaillit, incontrôlable. « Le masque tient, cependant. Sinon, les Dieux m’auraient déjà punie. Il ne m’a pas menti. Il est temps. »

Elle se leva, attrapa un sac préparé plus tôt dans la journée et quitta le temple.

La nuit était tombée. Des myriades d’étoiles, pas encore gâchées par ces merdes de luminaires modernes, resplendissaient. La lune, bien plus proche de la Terre qu’aujourd’hui, offrait une lumière envoûtante. Passant près des dortoirs, elle s’arrêta. Les milliers de travailleurs dormaient. Quelques gémissements. Des ronflements. « Cultiver le blé et le millet est exténuant. Sans compter les abus lors des cérémonies. Et sans le sang, comment vont-ils faire ? » Gardienne de ce troupeau de travailleurs cultivant l’Éden pour les Dieux, elle s’était attachée à ces êtres. Une étrange tendresse. Un mélange d’amour et de pitié. « Peu importe les esclaves, m’a-t-Il dit. Ils n’ont pas reçu d’âme éternelle. Ils ne sont que des outils. » Même si elle comprenait le sens des mots, son corps souffrait. Elle abandonnait ses enfants, ses frères, ses sœurs, ceux qui, depuis près d’un siècle, avaient été son existence.

Un peu plus loin, le bâtiment des chimères. Plusieurs centaines de créatures, nées d’expériences génétiques. Des hommes-animaux qui servaient parfois. Ou qui serviraient plus tard. 

Cet univers était sa vie. Parfois, ses rêves la transportaient au-delà de la grande forêt. Sa curiosité l’avait mille fois piquée. Mais les gardiens, comme les Dieux appelaient les dinosaures rôdant aux abords d’Éden, la terrifiaient. Ils constituaient une défense parfaite. Sans cesse affamés, ces prédateurs mortels ne faisaient qu’une bouchée des géants égarés. Les Dieux contrôlaient leurs ondes cérébrales. Et un champ puissant leur interdisait l’entrée en Éden. Depuis peu, elle savait qu’en fait, leur principale raison d’être était d’empêcher les autres d’entrer… « Mais quels autres ? Serait-ce possible qu’il y ait autre chose que nous ? » Ses questions étaient restées sans autre réponse qu’un « bientôt »…
Sortant de sa rêverie, elle reprit son cheminement jusqu’à la pyramide d’Enki. Une route empruntée des milliers de fois. Mais ce soir, ce serait la dernière…

La pyramide. Le repaire d’Enki, créateurs des géants et des chimères à l’en croire. Tout comme ce monde dans lequel elle vivait. Une création. Un berceau de vie parfait, destiné aux besoins des Dieux. En arrivant, ils avaient créé les dinosaures pour en faire des outils parfaits. Les herbivores puissants pour travailler la terre. Et les prédateurs pour garder les frontières.

La nuit de son éveil, elle avait écouté le discours sans vouloir comprendre. Les Dieux ne seraient pas des Dieux. Simplement des démiurges ayant fui un conflit interstellaire. Des créatures exploitant cette Terre à leur profit, afin de gagner en puissance et régner. Leur nom ? Anounna. Leur véritable apparence ? Des sortes de serpents. Les projections d’images dans son esprit avaient été beaucoup plus claires. Le choc d’autant plus rude. Son esprit avait lutté contre ce « mensonge ». Mais lorsqu’Enki apparut devant elle, sans fard... Et la potion qu’elle dût absorber leva un voile dans son esprit. Depuis, désespoir et exaltation tournaient en elle. Folle sarabande.

- La guerre et la jalousie frappent de nouveau », expliqua Enki. Son ton se fit plus sombre. La colère résonnait dans sa voix. Ninhursag, mon épouse, prépare un coup d’éclat : donner une âme immortelle aux géants !
Elle, elle était la première-née. L’unique. L’expérience. Les autres étaient encore des esclaves. Elle était autre chose. 
Le chemin sera long et difficile. Il va te falloir inventer. Mais sache que mes frères vont te chasser. J’ai réussi à cacher nos plans. Pourtant, le voile ne tiendra pas indéfiniment. Ils sont ivres et inconscients, mais leur réveil sera terrible !
Enki toucha ensuite son front à l’aide d’une baguette luminescente. Le plan se grava au plus profond de son esprit. Simple d’apparence, elle savait d’instinct que la simplicité serait la chose la plus complexe à obtenir.

Tout commença il y a fort longtemps, dans une galaxie très lointaine. Un conflit destructeur opposant deux principes, depuis la création du monde : le Masculin et le Féminin. Pour simplifier, Enki expliqua que le principe masculin était basé sur l’union des esprits. Tous sont connectés et forment ainsi une force puissante, aux individus multiples, avançant vers un but unique. De l’autre, le principe féminin nourrit des esprits individuels, libres, créateurs. Les multiples races de l’Univers se livraient depuis un temps immémorial une guerre sans merci. Le principe masculin n’ayant qu’un but : annihiler le principe féminin. Et le principe masculin approchait du but…

Enki, et d’autres, pensaient que s’ils réussissaient, leur lucre déséquilibrerait irrémédiablement l’univers. Voire pire : ceci signifierait la fin de toute vie. Les seuls à pouvoir stopper cette folie sont la première race, appelés « Ceux qui dorment ». Ce sont des archanges. Des êtres tellement anciens qu’ils avaient sombré dans une sorte de transe, d’hébétude, dans leur besoin de connexion au Tout. Et les partisans du principe masculin faisaient de leur mieux pour ne pas les éveiller. Et les adeptes du principe féminin étaient trop faibles pour le faire. Lors de la destruction de plusieurs de leurs planètes, le savoir et les outils avaient été perdus.

Une solution existait cependant, qui partirait de cette petite boule bleue, encore récente et pleine de vie. Enki l’appela « magie sexuelle ». Une énergie puissante, en mesure de réveiller ceux qui dorment. La source de vie par excellence, capable de se connecter au Tout et de secouer l’Univers. Reste que la tâche serait ardue. Le Tout est esprit, l’univers est mental.

Secouant ses souvenirs, elle pénétra dans la pyramide. Une étrange atmosphère régnait. Pleine de colère. « Cours, cours vite ! » La voix résonna dans sa tête, impérative. Elle s’élança, empruntant sans même réfléchir des couloirs, des portes et d’autres couloirs encore. Une fuite éperdue. Loin d’un ennemi invisible, mais dont les ondes de violence frappaient son âme. Guidée par le plan qu’Enki avait imprimé dans son cerveau, elle trouva finalement la porte, caché dans un mur épais et lisse. Elle récita : « ur-saĝ kalag-g ». Sans un bruit, un énorme pan se détacha, laissant apparaître une ouverture vers la forêt.

Elle s’élança. Puis, frappée, se figea, pendant que la porte se refermait derrière elle. « Je suis sortie ! Dans la forêt ! Les gardes ! » Son cœur battait la chamade. Un craquement, non loin, la fit gémir de peur. La voix revient : « Respire, enfant. Calme-toi. Et cours. Tu dois partir loin, très loin. Ne t’inquiète pas des gardes. Tu es l’élue. Ils seront tes alliés. »
Soudain rassérénée, elle se mit à courir, droit devant, pendant des heures, dans cet environnement inconnu, sans penser à rien d’autre qu’à respirer. Le début d’une longue fuite, qui durerait des milliers d’années. Lilith était libre ! Sur une planète-prison. 

Comme je suis entre moi...


J'ai bien réfléchi (au moins 3 minutes) et là, illumination : je suis seul, ici, perdu au milieu d'une Toile immense et peuplée de merdes bien plus puantes que la mienne. Du coup, c'est comme si j'écrivais mon journal intime, non ? Ben si.

En fait, c'est comme si je me tenais au milieu d'une agora et que je criais, aphone, ce que je pense. Enfin, j'utilise penser à défaut de mieux. Je n'ai pas cette prétention. Y font ça, les angliches, à Hyde Park, avec le Speakers' Corner. Blabla blabla blabla, avec l'accent cockney, ça doit en jeter. Les angliches... eux aussi, ça mériterait qu'on s'y penche. Ou pas. Selon moi, ce que tu racontes, tout le monde s'en cague, à moins que tu vendes du sexe, de la magouille, du sang et des larmes. Quoiqu'ici, c'est encore pire. Même si tu donnes ça, c'est pas sûr qu'on te trouve. Faut dire qu'il y a de la concurrence.

Du coup, ça fait mon blaud. Je vais pouvoir balancer mes trucs. C'est comme si j'avais un stockage gratos au vu et au su de tous. C'est un peu une baleine blanche cérébrale.

Et bon, s'il y a des gens qui s'échouaient ici et que ça amuse, voire que ça intéresse (les cons !), qu'ils pillent et volent sans vergogne. Tout est copyleft, ici. La propriété intellectuelle, je m'assieds dessus. Je conchie, même, puisque je trouve ce concept tout à fait... comment dire... inepte, peut-être ? Ouais, ça colle ? Bien. Honnêtement, placer une propriété sur les objets, c'est déjà sacrément mesquin et horrible comme concept. Alors sur les idées !!! Mais quelle bande de cons quand même... c'est à se la tailler en biseau.

mercredi 18 mars 2015

Comme le nez au milieu du Front !

Ça vient, mon lapin, ça vient... Quoi ? Ben l'Front ! Franchement, difficile de s'étonner quand même. Je vois pas mal de politicards qui tentent toujours, pourtant. Ça fait combien d'années qu'ils chient sur les abstentionnistes ? Au moins, hein ! Et sur les autres ? Encore plus, non ? Ben ils vont l'avoir la merde. Ils te font une politique à la Fuca, quoi, pour la jouer Coluche. Vlaaaa !!! Là ça pue du cul, mais violent, n'est-ce pas mon bon roi Arthur ? Enfin pour nous, pas pour eux. Ils continueront à fréquenter les mêmes restos, les mêmes clandés, les mêmes quartiers, FN ou pas. Je suppose même qu'ils vivent déjà ensemble. Leurs enfants doivent être potos à l'école, non ?

Bon, pour en revenir à ma non-analyse politique, est-il besoin de vraiment rentrer dans les détails ? Ils en croquèrent, ils en croquent et, s'ils peuvent, ils en croqueront encore. Pauvre Balkany. Doit l'avoir mauvaise le lascar. Après tant d'années de bons et loyaux services... Si tu peux même plus faire du guez tranquille sans que la justice vienne renifler tes guêtres... Mais où va-t-on ma bonne dame ? J'parle de lui parce qu'il est dans l'actu, hein ! Honnêtement, ce n'est qu'un parmi tant d'autres. Comment tu dis ? Tous les autres ? Hummm...

Ok, on va vite fait retirer ça du tableau : le FN, il va en croquer pareil. Il a déjà commencé. Il l'a toujours fait. Faut pas se leurrer. Leur seule originalité, c'est de parler à cette douce France... raciste... passéiste... idolâtre d'un temps qui n'a certainement jamais existé. Les colonies, y'a bon ! Mais toujours pour les mêmes, mon petit coco. Tu crois qu'le petit peuple de larbins touchait des ronds ? Françafrique, mon frère (∴)... Miam miam !

Pour en revenir au Front, peut-être même que tout ça a été programmé depuis l'armistice. Là, je laisse aux spécialistes le soin de déterminer si c'est celle de 45 ou celle de 40... En tout cas, l'avènement de l'extrême droite, c'est dans les gênes françois, mon bon z'ami. Ceux qui se paluchaient devant les nazillons, leurs beaux uniformes et leurs idées propres, ils sont là. Ils ont eu des gosses pour ceux qui sont morts. Mais ils vivent. Ils prospèrent même, youplaboum !

Brèfle. Je sais, ça devient une rengaine. Tous pourris, même ceux qui crient au tous pourris ? Conspiration, mon con ? Malheureusement : même pas. Ils n'ont pas besoin de ça. C'est l'évolution, ou la non-évolution, logique de la France. La Révolution, et toutes les autres pseudo-avancées sociales, ça ne reste qu'une élite chassant une autre élite. Le peuple, il a donné son sang. Et il a reçu un semblant de paiement. Des mots surtout. C'est mieux que rien, nan ? C'est comme l'ouvrier d'aujourd'hui, quoi. Pendant que les patrons et les actionnaires se gavent, l'ouvrier a de quoi se constituer un beau cancer et une belle cirrhose. La balance de la justice !

En tout cas, j'avoue être curieux. L'extrême droite au pouvoir, même pendant 5 ans seulement, ça risque d'être un événement marquant de la France ! Peut-être même au fer rouge !




lundi 24 juin 2013

Judas, ce héros !

Tu connais les Évangiles ? T'as lu, un peu ? J't'en propose un nouveau (enfin, il est ancien, autant que les autres, mais il a presque été annihilé !) : Judas ! Et ouais, mon poto. Au débuts du Christianisme, t'avais plus de 30 Évangiles qui circulaient. Marie, Barnabas, l'Évangile arabe de Jean, Gamaliel, Philippe et d'autres !

Chacun avait son favori qu'il étudiait dans les rencontres qui se déroulaient à l'intérieur des maisons. Avant l'Église et son contrôle politique de la religion. Et, donc, il y avait celui de Judas. Très bon. Très très bon. On comprend pourquoi les Pères de l'Église ont eu des vapeurs. Contrôler le troupeau, ça n'allait pas être facile avec des textes comme ça. Du coup, il fallait inventer les Canons et brûler le reste. Autodafé mon amour !

Pour faire rapide, quelques points qui m'ont marqués.

L'Évangile selon Judas est classé gnostique. Selon cette thèse, les humains sont des âmes divines, ou possèdent une étincelle divine, emprisonnées dans un monde matériel créé par le Démiurge, un dieu imparfait, créateur du monde, mais loin de Dieu lui-même. Tu mords l'astuce ? Tout le monde, je répète, tout le monde possède cette essence divine !

Noir, blanc, femmes, beurs, petit, grand, maigre, gras, con, intelligent, prophète, abruti fini, asiates, cocu, pêcheur, grenouille de bénitier, jaloux, pudibond, exhib, drogué, analphacon... Tous ! Là, les gouvernants sont pas d'accord. Le pied d'égalité, mon cul ! Leur faut un bon petit troupeau, avec des chefs, des sous-chefs, des esclaves, des rois, tout bien. Même le serpent du jardin n'est pas mauvais, pour les gnostiques. Il offre l'ouverture de l'esprit vers la connaissance. Il libère du joug de l'ignorance !

Donc Judas, faut que son auréole disparaisse fissa. Ils ont bien joué le coup, non ? Les millions de juifs et autres morts à cause de l'interprétation tardive du personnage en témoigneront bien volontiers.

Bon, j'm'égare (saint-lazare, lève-toi et marche !). Judas, donc, serait le seul à avoir capté le message de Jésus. Il est élu. Il entrave un peu plus que les autres. Dans l'Évangile selon lui (écrit par d'autres, bien entendu, vu que t'écris difficilement pendu à une corde), Jésus est rigolard, limite moqueur. Comment ne le serait-il pas puisque son message est hermétique à l'extrême, impossible à totalement saisir, sinon par lui, Dieu ? Il n'attend rien d'eux. Sait que ça partira en sucette, sûrement. Dieu, hein, tu peux pas lui faire à l'envers !

Les apôtres ne comprennent pas bien pourquoi il se fout de leur gueule lorsqu'ils respectent les rites juifs et autres écrits de l'époque. Ils l'ont même un peu mauvaise, se demandant ce que c'est que ce Dieu fait homme qui se fout de leur tronche comme ça ! Ils sont pieux, font tout bien, écoutent de leurs deux oreilles, se tapent des bornes à pied sous le cagnard, c'est quoi ce boxon, merde !

T'as qu'à voir Pierre. Même dans les 4 canoniques (Matthieu, Marc, Luc, Jean), c'est un bon gros toutou. Près de son maître, la fidélité même. Éloigné, il renie et est tout perdu. Bref. Mais lorsque Jésus les défie et leur demande qui a les couilles et l'esprit assez puissant pour l'affronter, ils la ferment, les apôtres. Pas fous, les guêpes. Tous sauf un. Comme tu l'auras deviné grâce à ton sens de la déduction élaboré, alimenté à la bière fraîche et à la tévé, c'est l'Iscariote !

Lui, il a saisi. Il est en phase avec son étincelle divine. Donc, il se lève et, tout en restant respectueux, faut quand même pas trop déconner quand t'as Dieu en face de toi, affirme avoir saisi le message. On en revient au Démiurge ayant tenté de reproduire le monde divin, mais qui s'est manqué sévère. Du coup, Jésus est content. Il lui annonce qu'il aura besoin de lui pour se libérer de son enveloppe charnelle et réparer l'erreur. Judas trahit, c'est un fait. Mais c'est un acte sacré. Il le fait par amour et pour Jésus, pas contre.

Tu vois un peu les possibilités ? La recherche de cette étincelle divine en toi ? Ce chemin spirituel ? La beauté du concept ? Nan ? Bof. Tant pis. Retourne à l'église, mon z'ami. Et achète de la vaseline, ton fils va en avoir besoin. Hallelujah !

En avant ! Marche !

Marcher, c'est con comme concept, non ? Depuis tout bébé, c'est un truc que tout le monde fait. Plus ou moins machinalement.

Mais ça a tendance à se perdre quand t'arrives en âge de conduire. Là, c'est fini. Le cheval d'acier est maître ! Ici, aux States, c'est même un Dieu ! Si tu ne conduis pas, t'es comme un pestiféré. Pas humain. Étrange. À peine concevable. Les gens te regardent en coin. D'autres ont l'œil mauvais. « Qu'est-ce que ça cache, ça ? Pourquoi tu veux marcher ? T'es malade ou bien ? T'as des vapes ? Pourquoi t'est-ce ? À quoi bon ? Hein ? Avoue ! Faut qu'on contacte le FBI ou bien ? T'es un terroriste ? Pourquoi ? Hein, pourquoi tu conduis pas ? »

Hé ben, mes cons, c'est parce que j'aime marcher ! J'adore ça ! Depuis toujours ! Tu te souviens (non, évidemment, tu n'as jamais lu ça... toi, à part Babar et les faits divers dans le journal, hein !) Rousseau et ses Rêveries ? J'ai les miennes. Combien d'idées, de découvertes ai-je pu faire en marchant ? C'est comme si ton cerveau se mettait à l'unisson. Bien oxygéné. Sur un rythme... comment dire... humain, quoi !

En voiture, ça va vite. Tu roules et tes idées font du sur-place. Au mieux, tu chantonnes la musique de la radio. Ou t'écoutes les journaleux te vendre leurs salades. Ou la dernière star qui se pogne à la radio pour dire combien elle est magnifique et novatrice, tout ça bien ! Tu dois être concentré sur les autres, sur toi, sur ci, sur ça. Quand tu marches, à part les trous et les racines, parfois (et les saletés de bagnoles quand tu es en ville !), tu peux te détendre la nouille.

Comme je regrette mes longues marches en bord de Seine, à Nogent ou à Paname... Et Reims nocturne ? Tu as déjà marché dans Reims, la nuit, alors qu'il fait un peu froid. Cette cathédrale qui t'invite, t'attire, te chuchotte à l'oreille, t'étouffe de trop de puissance quand t'es au pied... Haaaaaa....

Et Nissa la Bella ! Oh mon ami ! Que de joies dans ses rues pleines de vie, chaudes. Ses collines magnifiques. Et quand t'arrives à la mer, hein ? Et le Vieux ! Mon pote, le vieux Nice, c'est quelque chose. Marcher dans ses ruelles, c'est indicible... D'ailleurs, je ne dirais rien.

Et Toulon, cong. Et Hyères ! Que de souvenirs ! Que de bonheur en clopin-clopant (les pavés !) ou d'un pas assuré, ici et là et encore ailleurs ! Quand tu marches, tout t'est ouvert ! Accessible ! Tu remarques les arbres, le ciel, la lune, les étoiles, le soleil, l'ombre, les oiseaux, l'architecture, cette petite maison inaperçue, ce petit joyau perdu dans une ruelle, cette demoiselle dans son échoppe, tu sens les fruits sur l'étal, les fleurs, tu tombes d'églises en cathédrales, de maisons de maître en immeubles art déco !

En avant, marche, mon coco ! J'ai essayé, on peut !



jeudi 6 juin 2013

Mitterrand : un cadeau empoisonné ?

Alors ? Mitterrand ? C'était bon ou pas ? Ayant reçu toutes les réformes de l'école en pleine tronche, c'était plutôt bon, oui. Enfin... à condition que tu n'aies pas une idée trop haute de l'Éducation Nationale. Ce n'était ni pire, ni meilleur. Différent. Ça a sûrement permis de passer entre les gouttes quelque part. Tu captes pas ? Ça fait rien. Moi, j'me comprends.

Je ne vais pas me lancer dans une analyse de cette Révolution française que fût l'arrivée au pouvoir des socialos. Mais la Rose, en bien des endroits, c'était surtout une fleur de rose. Un p'tit coup de langue au fion avant de continuer le business. D'une autre manière, certes, ne le nions pas. Sans pour autant quitter la route ; en roulant à gauche, quoi, à l'angliche !

Je me souviens, un pote à moi m'avait raconté qu'une de ses connaissances (fils de, fachos de père en fils, militaires, tu vois le topo ?) lui avait dit qu'au lendemain de l'élection, la droite s'était rassemblée pour monter un plan d'action. Simple. Efficace. En cours. Mondialisé. Sujet : comment détruire la classe moyenne ?

Parce que les bourges et autres grands patrons ne se laissent pas baiser sans réagir. Tu veux jouer au con ? Tu veux élire un socialo (même si Mitterrand, ça restait acceptable comme gaucho) ? Et ben mange mon gars ! On va te préparer un bon petit désastre économique et, si tout se passe bien (et tout s'est bien passé, merci pour eux. Suffit de mater les banques). Les nouveaux riches sont devenus des nouveaux pauvres. Puis des vraiment pauvres !
Ils sont presque de retour au bon vieux temps. Quand ils pouvaient buter la bonniche sans avoir à se soucier de la loi. Quand ils pouvaient laisser crever de faim 95% de la populace sans que personne ne leur demande des comptes (attends, mec, ils se confessent à l'évêque lui-même ! Après ça, t'es paré. Tu peux mater sans remords tes esclaves dans le blanc des yeux. Quoique même avant, mais c'est plus hygiénique comme ça !). Quand ils pouvaient aller décimer des millions d'Africains pour s'emparer des richesses (Quoi ? Ils peuvent encore ? Ah ouais, autant pour moi). Quand c'était beau, la France, quoi. Quand les poules étaient bien gardées. Avant cet adieu aux veaux, vaches, cochons.

Quand à Mitterrand. Sulfureux, le lascar. Le moins qu'on puisse dire. Jamais loin du pouvoir, même aux temps sombres... Je ne vais pas juger. Son intellect et sa virtuosité sont à louer. Mais bon... Hein ? Il avait compris que les Françaises, Français aiment à avoir un Roi ! Et sa jeunesse française est très française, quoi ! Trop ! Ça laisse des fumets un peu nauséabonds. Mais bon...

Mais peut-être est-ce une bonne explication pour cette montée (un coup de maître politique) du FN. Merci Tonton, non ? Hein les raci... heu antisé... heu xéno... heu conna... heu abrut... merde, j'sais plus comment les appeler maintenant qu'ils sont aux portes du pouvoir. J'voudrais pas qu'ils me trouvent des ancêtres un peu juifs. Voire arabes ! Ils en sont capables, j'te préviens. Et ils le feront ! Ils ont eu des années et des années pour étudier les erreurs de leurs maîtres à penser (lève le bras droit et crie, aïe !). Bref, on s'en cague. 

Contrer le RPR en laissant pisser le mérinos, c'était un coup de génie, non ? Et puis l'extrême-droite ne ressemble-t-elle pas, pour beaucoup, aux cocos ? Donc y'avait pas à en chier une pendule. Le Pen était trop, à l'époque. Beaucoup trop. Et il savait qu'il serait canné quand ça tournerait vinaigre...

En plus, né dans cette belle France de la Première (celle qu'on préfère), les valeurs de la droite de la droite ne devaient pas lui puer au nez de la même manière au François. Une vision un peu plus romantique, peut-être ? Quant à moi, le romantisme, j'pisse dessus ! À grands jets classiques !

dimanche 2 juin 2013

Mais ça sert à quoi ce blog ?

Un poto essaie de faire la pub de mon bleurg auprès de ses connaissances. Et la réponse, après qu'ils aient gâché quelques minutes de leurs vies trépidantes à lire ces conneries, est presque toujours : « Mais ça sert à quoi ? » À rien, connaud ! C'est là tout le charme ! Tout l'intérêt ! Le seul, même ! Si ça servait, ça s'userait ! Alors que là, rien à craindre ! « La connerie, c'est la décontraction de l'intelligence, alors que je me permets d'être con ! Mais sciemment ! », comme disait Gainsbourg.

On les reconnait bien là, les hommes. Besoin de connaître l'utilité de tout et de rien. Surtout de rien. Sinon : pas le temps ! Nan ! J'ai mieux à foutre ! Et les traites de ma nouvelle bagnole ? Et de ma baraque ? Et mon nouveau canapé ? Et ma télé ? Et mes sapes ? Et mes vacances ? Et la tête, et la tête, aloueeeeette ! C'est ta connerie de blog qui va les payer ? Non, hein ! Donc à quoi tu sers ? 

Dis-toi bien un truc, mon z'ami matérialiste, je revendique mon manque d'utilité. Et si tu savais lire, tu l'aurais remarqué dès le début. J'ai clamé haut et fort que ce ne serait que diarrhée mentale, conneries sans queue ni tête, absurdités. Ta morale utilitariste, elle me débecte. Elle me pue au nez comme un pet faisandé. Elle me gâche la vie. Elle me donne envie de me terrer dans une cave, loin, là-haut, dans la montagne, et de respirer l'air pur en parlant au soleil. Lui, au moins, il est utile, hein ! Il te réchauffe, toi, toujours froid et calculateur !

À quoi je sers ? Sans déconner... C'est vraiment de la confiote donnée aux cochons, merde ! Et la poésie ? Un coucher de soleil ? Rêvasser ? Baiser ta femme (son julot de 20 piges le fait mieux que toi, plus souvent, avec plus de verve et de verge !) ? Le loto ? Philosophailler ? Céder ton siège à un vieux ? Écouter un enfant rire ? Écouter rire les oiseaux ? Chanter les abeilles ? Chasser les nuages et briller le soleil (spéciale dédicace à Fox) ? Les mandalas ? Te faire sucer ? Devenir adulte ? Prier ? Sucer ton chef ? C'est pas inutile ? Mais c'est le sel de la vie, bordel ! Son âme ! Ses couleurs ! Ce qui permet de te lubrifier le fion parce que tu sais que tu vas te faire baiser de toute manière ! « Ce qui te manque, cherche-le dans ce que tu as », comme disait un asiate zénifiant. Arrête un peu de vouloir que tout serve ! Tiens, regarde ton cerveau : il ne sert à rien, lui non plus, mais ça ne te tracasse pas plus que ça !

« Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire », aurait un jour dit Boudin (quoi ? On dit Bouddha ? Si tu veux, mec, si tu veux...) ! Doute, mon gars. Doute de tout. De moi. De toi. D'eux. De la vie. De Dieu. De ta femme. De ton meilleur pote. De tes parents. De ce que tu crois savoir. De ce que tu ne sauras jamais. Du bien-fondé de cette société. Des paroles de ton coiffeur. De ton hygiène. De la couleur du ciel. De l'existence des extra-terrestres. Des chances de l'équipe de France au prochain mondial. De l'histoire. De la bouffe qu'on te fait avaler. De tes idées. Des miennes. De celles des autres. De celles que les autres n'ont pas. De tout ! Bien tout, de A à Z, sans rien omettre !

Et tiens, pour t'aider à débuter, écris-moi une dissertation de 100 pages sur chacun de ces sujets avec des phrases courtes et un plan bien agencé :
« Quel est le bruit d'une seule main qui applaudit ? »
Et « J'éteins la lumière, où va-t-elle ? »

T'es content ? Tu vas mieux ? Tu peux faire rentrer tout ça dans ton petit système de valeurs à la mords-moi-le-nœud ? Et mords moi pas trop fort, sinon ta femme serait en rade de bonheur ! Quoi ? Non ? Ça te sert toujours à rien ? Bon ben va te faire foutre puisque tu n'es bon qu'à ça !

samedi 1 juin 2013

Quels beaux outils que les sectes !

Un truc qui me trotte dans l'esprit depuis un bout. J'imagine que j'ai lu une info du genre. Ah ouais, c'était au sujet du Temple Solaire ! Un petit bout de renseignement caché au milieu d'une tonne de merde bien fumante et odorante, histoire de bien l'étouffer.

Donc, ça faisait ça, en gros : depuis la chute des rojos (l'ex-URSS, quoi !), le nombre de sectes a explosé en Europe. Elles se sont installées partout, à vitesse grand V, comme les Chinois en Afrique, dernièrement. Alors, coincidence ? Selon le gars (ou la gonzesse, j'sais plus), c'était très lié au contraire. Parce que cette mort du bloc soviétique, ça a fait mal à beaucoup de gens. Comment poursuivre les trafics ? Le marché noir d'armes ? Comment préparer la vente de tous les actifs URSSiens (bombe nucléaire, secrets, technologies, minerais, organes, enfants, drogue et tout le tintouin !) que les nouveaux et anciens (les mêmes à peu près, faut pas se leurrer) pensaient déjà à brader ?

Et ben les sectes, mon con ! Quel outil ! Quelle beauté ! Cachottières ! Clandestines ! Dérobées ! Dissimulées ! Impénétrables ! Mystérieuses ! Occultes ! Silencieuses ! Souterraines ! Brassant du fric à qui mieux mieux ! Vendant plus de salades - et des plus grosses ! - que la fameuse Jeannine du cours Lafayette à Toulon, con ! Avec des idées et des histoires permettant de botter en touche mieux que Wilkinson du RCT  !

Petite parenthèse en passant : allez Toulon, quoi ! Comme dit un dicton que je comprends mieux, jour après jour loin de mes ruelles du vieux : « Qui quitte Toulon, perds la raison ! » Et comme c'est vrai, merde ! Brèfle... c'est comme ça.

Donc, pour en revenir à nos sectiens, quelle superbe invention pour des agents secrets, trafiquants et autres politiciens du bloc, en rade de super-puissance soutenant leurs opérations ! Imagine un moment. Qui va aller regarder de trop près à qui pieute une paire de nuit au Mandarom ? Qui va aller voir de trop près (vaut mieux pas, leurs services de renseignement et d'action sont plus puissants que ceux de 99% des pays du monde !) ce que mijote la Scientologie avec ses succursales planétaires et des milliards à en crever ? Qui va aller remarquer un agent au milieu de tous les cinglés d'Aum ? Et Waco ? Pourquoi buter des femmes et des enfants ? Y'a bien l'histoire officielle qui tient à peu près debout (comme celle de l'assassinat de Kennedy), avec un gourou tout puissant qui fout la merde... mais ça ressemble étrangement à la politique de la terre brûlée selon moi, non ? Y'a bon Attila !

Non, franchement, c'est une superbe trouvaille que j'applaudis comme il se doit, étant toujours prêt à encenser les bonnes idées. Qui pourrait bien expliquer pourquoi tant de meurtres et autres joyeusetés se sont perpétrés au sein de sectes, au nom de sectes, grâce aux sectes, et que jamais - au grand jamais - les z'autorités n'ont rien trouvé ! L'outil secte permet de blanchir, de se planquer, de se rencontrer en paix, de ne pas avoir de comptes à rendre, de trouver des esclaves prêts à tout et des identités fantoches mais véritables, d'aller de pays en pays avec une bonne raison de le faire, de cacher des choses dérangeantes sans trop de risque et bien d'autres choses qui font le B-A BA de l'agent secret et des escrocs de tout poil. 

Et comment rester peinard ? Bah, comme d'hab', il suffit de suivre les maestros (j'entends par là la mafia ou les narcos) : tu graisses la patte où il faut, tu menaces ailleurs, tu prouves que tu as de quoi faire chier et massacrer, tu joues à ce jeu millénaire qu'on appelle le commerce, en somme. Et ainsi, tu compenses en douceur le manque à gagner que représente la chute d'un Empire !

Même mieux, tu le fais grossir, mais en loucedé, sans attirer l'attention sur toi. Tu rejettes tout sur des pauvres types qui font l'amour à des mouches ou pensent à se tirer sur Neptune ! Et quand ça commence à craquer, tu organises un petit suicide collectif à grande échelle et le tour est joué ! Simple comme bonjour. Ou comme Hello. Ou comme Добрый день ! Ou comme 你好 ! Ou autre, j'suis pas sectaire !

jeudi 30 mai 2013

Sportifs ? D'la bonne came !

Tiens. Je suis tombé sur des articles parlant de dopage dans le foot et d'une commission d'enquête ! Sans déconner ? Du doping ? Dans le foot ? Meuh non !

Le vélo : oui. C'est avéré prouvé. Déjà aux alentours de 1900, dans le Tour, les gars se chargeaient histoire de moins souffrir. C'est culturel, quoi. Pas de quoi fouetter un chat ! De quoi ? Les minots de 12 piges commencent à se doper pour espérer devenir pros ? Mais que font les parents, dedieu !

Poursuivons... Le foot, donc. Te souviens-tu, ami, de l'affaire de la Juve. Le demi-dieu Zidane lui-même, abonné aux cliniques suisses ! Franchement, c'est un secret de polichinelle, nan ? Restons sur lui, parce qu'il est emblématique. Son coup de tronche parce que le rital le charriait en lui disant qu'il avait besoin des soigneurs pour finir le match... Une p'tite pilule miracle, Zine ? La manière dont il s'essuie les crampons sur le pauvre Saoudien, j'crois bien. Enragée, l'icône ! Pleine à craquer de bonne agressivité ! L'avait pas dû baiser, j'vois qu'ça ! Pis de toute façon, comme disent Deschamps (un champion !) et Blatter, le foot, c'est une question de technique balle au pied, ça sert pas à grand chose de courir comme un garenne sans s'essouffler ! Mais oui mon con ! Bien sûr !

Et avant la Corée et la bérézina de l'équipe de France, hein ? J'me souviens avoir lu cette info, je ne sais plus où : le médecin de l'équipe de France retenu par les douanes coréennes pendant de longues longues heures... Et qu'ils ont inspecté tous les médocs, un à un. Certainement des douaniers étudiants en pharmaco ! Résultat ? Pas de souffle, pas une once d'énergie pour les Bleus. Mais c'était la chaleur, fieu ! Et l'humidité, quelle chiasse ! Quatre ans plus tard (en Allemagne, chez des gens civilisés, quoi !), on est en finaaaaale, on est en finaaaaale ! Le toubib, quant à lui, parle de dopage... Il veut vendre du papier, c'est pas possible autrement ! Reste que même dans les équipes internationales "espoir" (vu de visu), les médecins viennent filer des pilules aux gamins à la fin des matchs. Mais c'est sûrement - forcément, même ! - des vitamines !

On pourrait également mentionner l'OM de 93, Maradona, le labo privé du Milan AC, la subite épidémie de mort d'anciens joueurs ritals de 50 piges, la vidéo de joueurs italiens avec les intra-veineuses dans le bras en train de mimer qu'ils sont chéper, du dopage d'État de l'ex-RDA et tant d'autres, mais à quoi bon ?

Et que dire de l'athlé ? Du rugby ? Des sports pros ricains (joueurs de la NBA aux mâchoires carrées, forte mortalité en NFL) ? De la natation ? Des tennismen (et women) aux nez pleins de poudre ? Et les autres aussi, je suppose, s'il y a du fric à rafler.

Note que je ne leur jette pas la pierre à tous ces labos... qu'est-ce que j'raconte... à tous ces sportifs. En fait, si c'était moi, ils feraient bien comme il leur chante. Qu'ils crèvent un peu plus tôt, j'm'en cague. T'en as combien d'autres qui meurent à cause de leur boulot, à force de trimer dans les usines, les mines et autres ? À bouffer du produit chimique pour que les grandes compagnies puissent se faire quelques milliards ? Et les tests de médocs sur des villages africains reculés (pour la moitié, un placébo, pour l'autre, la vraie came ! Et attention aux tâches !) ?

Alors franchement, on ne va pas pleurer si les footeux ou autres se dopent à plein tube, quoi merde ! Z'ont des médecins de pointe et de la caillasse pour se faire réparer, contrairement à ceux qui bossent le nez dans la merde pendant des lustres... C'est vraiment histoire de faire le bien pensant !

Les politicards, les pisse-copies et les labos pharmaceutiques se font du blé sur leur dos. Comme toujours, à qui profite le crime, quoi ! Faut donc pas venir crier au charron quand, finalement, les gamins commencent à avaler des prods pour espérer atteindre le haut du panier ! Dura lex, sed lex !

samedi 25 mai 2013

B.B.

Tiens, je rêvassais, l'autre soir, alors que le sommeil me fuyait. J'imaginais enfin courageux, écrivant un manuscript, un script, une historiette à la mords-moi. Et, étant donné mon talent (ben quoi ? C'est p't'être toi qui m'en balancerait, des fleurs ?), le résultat était plus que pas mal. Utilisable en somme.

Et j'm'imaginais en train d'écrire une lettre de motivation, qui, bien souvent, te motive surtout à tout laisser quimper ! Je parcourais mes amours cinématographiques. Bon. La plupart sont morts. Ah... La Grande abbuffata de Ferreri ! Miam ! Mais il est mort ! Et moi, je parle pas aux morts, les pôvres. Z'ont réussi à se débarrasser de ces cons de vivants, c'est pas pour qu'on vienne les faire chier après ! Nan ?

Et soudain ! Bam ! V'la qu'ça me vient ! Blier (Non, pas Bernard, vu qu'il est mort et que, comme je viens de l'écrire, je les laisse tranquille à siroter leurs alcools en matant des culs comme t'en as jamais vu, toi, vivant peu, mais vivant) !

Les Valseuses, Tenue de Soirée, Calmos... quel pied ! Bon, j'me berlure sûrement, mais il me semble qu'il est de ce genre d'homme qui lirait une bafouille un peu conne, mais amusante. Qui ne tente rien, de toute manière ! Et pis j'ai pas de script, donc bon, le résultat m'importe peu. C'est juste un jeu, mec. T'emballe pas comme ça, tout de suite, dès qu'un type un peu moins terre-à-terre que toi (ce qui, selon moi, est une preuve de réalisme, mais bon) croit en sa bonne étoile. Tu la vois ? Juste à gauche de Sirius B (constellation qui serait connue des Dogons et des Aborigènes bien qu'invisible à l'œil nu ! Mais c'est une autre histoire...) !


Donc ça ferait comme ça ma bafouille à Bertrand. D'abord, pas de Cher truc ni de M. machin. Ou alors, à la limite, un B.B. (comme ça, ça peut resservir si tu écris à Berthe Bérurier, Brigitte Bardot ou si tu t'essaies à la divination pour boire un coup de rouquin avec Bernard) ! Tout simple. Presque anodin. B.B. M'sieur B.B., tu dis ? Mais toi, alors, ta connerie, tu la portes en étendard !

« N'ayant pas grand-chose de mieux à foutre que d'emmerder les gens, je vous écris un mot, m'sieur Pierrot (oups, désolé, j'ai les neurones qui s'emmêlent les pinceaux, je reprends), je vous écris un mot, B.B., pour voir si, des fois, vous n'auriez pas quelques minutes de votre vie à gâcher (sur les chiottes, peut-être, ce qui transformerait mon verbe en gâchier) en lisant ma p'tite historiette à deux francs six sous.

Je sais, je sais, ce n'est certainement pas votre taf que de lire des scripts balancés par des cons anonymes, mais mon amour de votre œuvre (mouille-moi, mouille-moi la compresse avec les doigts !) me pousse à me tourner vers vous. Vous m'avez, pour ainsi dire, dépucelé cinématographiquement ! J'avais bien eu des branlettes filmesques auparavant, faut avouer. Mais Buffet Froid ! Alors là ! Chapeau bas. Pour vous dire, je l'ai tellement regardé que, depuis, j'ai perdu 3/10e à chaque œil ! Avouez que je n'mens pas ! L'onirisme naninana... Ce cauchemar éveillé patatipatata... Cette atmosphère digne de Kafka blablabla... Je n'aurais qu'un mot : bravo !

Votre « univers cinématographique », comme disent ceux qui s'écoutent écrire, me semble faire écho (je sais, j'me mouche pas du coude, je devrais intervertir. Là, on croirait que son univers colle au mien ce qui, même avec ton cerveau de poisson rouge, est bien entendu le contraire. Quoique... Et puis tu sais quoi ? J't'emmerde ! T'as qu'à la récrire (ou réécrire, comme tu veux) toi-même), me semble faire écho, disais-je avec que ces cons m'interrompent le flot, au mien. 

Rapide résumé de mon histoire, pour arrêter de vous faire chier avec cette lèche. D'ailleurs, j'ai la menteuse sèche et je risque de vous égratigner le fion. C'est l'histoire d'un mec, qui pousse une porte, puis entre... C'est un tuyau de m'sieur Dard, qui conseille à tout écrivaillon en puissance de commencer ainsi : Il poussa la porte et entra. À la ligne. Bon, le reste, c'est plus que des détails. Un peu de cul par-ci, un peu d'intrigue par-là, des coups de théâtre, des dialogues ciselés, une ambiance... une broutille, non ?

Bon, ça fait un peu court, comme ça, mais pour vous filer plus d'infos, faudrait que je l'ai écrit, cette merde ! Et là, j'imagine juste la lettre que je vous enverrais ! Suivez un peu, quoi, m'sieur B.B. ! Vous aez du jeu dans la comprenette ou quoi ? Alzheimer qui se faufile ? Z'avez pas pris vos pilules ? Oh et puis merde !

Je vous prie, l'artiste, de bien vouloir agréer gnagnagni gnagnagna... »

Pas mal, non ? On sent le style, la portée du bonhomme. Bon ben reste plus qu'à écrire le script... Bouge pas, j'reviens !

jeudi 23 mai 2013

Dieu : J'passe la main ! Merde !

Faut se rendre à l'évidence, les aminches, Dieu s'est barré. Il en a eu plein le fion de vos conneries. L'humain, merci bien ! Faut s'le fader ! C'est pas un cadeau ! Son chef-d'œuvre ? Mon cul ! Sa douleur, ouais ! L'idée était belle, mais la réalisation... Mamma mia comme ils disent au Japon !

Donc, selon moi, il a laissé les hommes à Lulu. Il l'appelle comme ça, Lucifer, quand ils sont en privé. J'ai mes sources (eau chaude, eau froide, sur l'évier et un puits pour le pernod) !

Il lui a dit, textuel :

« C'est bon, ça y est, j'en ai ma claque. Ils me cassent les noix, les ovaires et le reste ! » Parce que Dieu est une femme, un homme, plus que ça et moins que ça, également. On ne va pas se lancer sur l'idée d'infinité de Dieu, parce que, sinon, on ne sera pas à l'heure pour becter la soupe. Ah... Thomas... un beurre ! Et pas un beur ! Ça c'est Augustin !

Il/Elle/Ça a poursuivi : « Putain, ça aurait pu être bien pourtant ! Mais c'est comme quand t'imagines une meuf sans chicot qui te taillerait un calumet de l'happé (parce que Dieu parle le San-A dans le texte. Tu voudrais qu'il parle quoi, toi, Dieu, à part Araméen et argomuche?) ! Au début, c'est aguichant, presque plaisant. Mais la gerbe te vient rapidement... » Pendant ce temps-là, Lucifer continuait la tambouille en hochant des cornes. Un couscous, j'crois me souvenir. Épicé à mort ! Tu penses, Satan, le feu, il aime ça !

Pis Dieu a conclu, un peu las : « Moi, les zoziaux, les grands espaces désertiques, les forêts, la beauté terrestre, je garde. Je vais continuer à m'en occuper ici et là. Mais les cons d'humains, c'est finito ! Terminé ! T'en as la charge, mon Lulu. » Tu comprends maintenant ? Pourquoi les dirigeants ? Pourquoi cette merde sans fin ? Cette haine ? Cette connerie érigée en religion, en civilisation, en histoire ?

Donc voilà où qu'on en est. À force de belligérance, de stupre, de stupidité, d'envie et autres joyeusetés, l'Homme se l'est foutu à dos, Dieu, c'est certain. Je ne L'en blâme pas !

Moi, des fois, souvent, je rêve d'un Zeus-enfant qui foutrait tout ça en l'air, comme un château de sable, pour recommencer à zéro. Mettre fin à cette engeance puante, grouillante, destructrice et imbécile ! Peut-être réessayer les dinosaures, nan ? Ou l'avènement des insectes ? Amener des extra-terrestriens bien neufs, pleins d'avenir ? J'sais pas, moi. Quelque chose. Mais quelque chose d'autre ! Lui faire une bonne purge à la belle bleue, avant que ces cons lui fassent encore plus de mal ! Donc faut tout me raser, mec. Génocider l'espèce ! Moi l'premier, siouplé ! M'oubliez surtout pas ! Amen.

T'en es vraiment un !

T'en es vraiment un, c'est rassurant. Suffit qu'on te dise de la boucler pour que tu le fasses ! Pas une insulte. Pas un encouragement. Pas une critique. Pas un « c'est ben vrai, ça ». Nada. Que tchi. Walou. J'attendais un peu, voir si jamais tu te décidais à participer. Mais nan. Bon ben c'est comme ça, quoi.

C'est à l'image de cette chère France, vieille et pourrissante. Même plus riche de son histoire. Rincée. Mourante. Mais le sourire aux lèvres !

Moi, les gens heureux me font flipper. Ils cachent quelque chose. À trop montrer qu'ils sont contents, ils doivent être bien tristes à l'intérieur. La joie, c'est un truc à te permettre en solitaire. Comme une bonne branlette de l'âme. Tu peux pas partager avec les autres, ces vampires. Ils voient un bout de sourire et ils te bectent le bonheur. Achtung, mec, comme disait Dard-Dard !

T'as vu les politicards, comment ils ont le sourire accroché quand ils te piquent tes économies de 20 ans ? Tu les vois faire la gueule quand ils détournent les fonds publics ? Que nenni ! Ils rigolent ! À gorge déployée, même ! Tout pareil quand ton meilleur pote baise ta femme. Il n'en pleure pas. Il a ce sourire narquois et ce petit air moqueur. J'te dis, méfie ! Les gens heureux sont dangereux, toujours !

Pour en revenir à notre beau pays qui est le nôtre (attends, j'me marre un moment... ça y est !). Je ne suis pas expert, mais sa décrépitude est inquiétante. Il est où Napoléon ? Ils sont où les révolutionnaires ? Même s'ils étaient bourgeois, ils ont fait bougé des trucs ! Et nos poètes ? Nos écrivaillons ? Nos colonies, même ?

Tiens, en parlant de colonies, v'la p't'être une piste. Je la vois déjà, la France, innovant à sa manière. Elle va faire de Marine La Pen (à jouir) la première femme présidente de l'histoire ! Ces cons ! Une homasse blonde raciste plus arriviste que son con de père ! Mais elle passera par ici et elle repassera par là, tu vas voir. Ce serait risible si ce n'était pas si déprimant...

Je vois bien la politique internationale.

« Bonjour, m'sieur le Nègre ! Alors comme ça, on fout des bamboulas à la tête de vos pays en Afrique ! Et ben merde ! Des presque singes ! Bon ben j'vais quand même vous causer, mais de loin, des fois que vous auriez en tête de me violer ! Ou me bouffer ! »

Ou encore « Faut vraiment que j'aille me coltiner avec des ratons ? Quoi ? Ils ont du pétrole ? Des idées ? C'est dangereux avec les youpins d'à côté ? Nan, quoi merde ! Encore, les arabes, ça pourrait presque passer, mais des juifs ?!! Et ils veulent quoi ? Que je me voile ? C'est la coutume ? Non mais tu m'as vu Bazu ? Veulent pas non plus que je les respecte ? » Quoique là, avec leur intégrisme à la con, c'est peut-être elle qui se ferait reconduire...

Mais bon, tant pis. Allez-y les gars.  La différence sera peut-être pas très importante en fait. Le racisme, c'est culturel en France. Même à gauche ! Donc cédez à la peur et élisez ces cons. Mais vous verrez l'état du pays au sortir. Déjà qu'il est pas en bonne santé. Quoique la SNCF, voire Gaz de France ont peut-être des beaux jours !
Souvenez-vous de Toulon quand le FN était au pouvoir ! Putain, l'état des finances ! Et du reste ! Risible... Continuez, continuez, j'aurais au moins de quoi continuer à vous haïr paisiblement.

lundi 13 mai 2013

Et si les extraterrestriens (laisse, j'aime bien) étaient nous, enfin eux, enfin tu vois ?

Et si les humains du futur revenaient faire un tour pour réorienter un peu tout ça ? T'en penses quoi de l'idée ? Quoi ? Tu penses pas ? T'as raison, c'est le meilleur moyen de vivre bien !

Nous sommes nés d'étoiles mourantes, comme le répète (d'une voix synthétique mais qui porte) Stephen Hawking que, si tu le connais pas, tu ferais bien de te renseigner un peu, fieu ! L'Univers, il est en nous et autour de nous. Partout. À perte de vue et à perte de télescope. On est (et on nait) Univers, poussières de supernovae ayant explosé il y a des lustres, superbes usines à créer des éléments.

Au milieu des 234 milliards (!!!) d'étoiles (j'ai recompté à vue de nez et sur mes doigts, hier soir, et c'est à peu près ça), qui a le plus de chances de trouver notre minuscule bout de terre ? Ben nous, ducon ! Les autres nous, quoi, ceux qui viendront après, toujours aussi cons, je suppose, mais plus avancés. La relativité restreinte d'Einstein permet la dilatation du temps. Dans un sens, soit, mais nous ne sommes que des bébés cherchant à maîtriser un cerveau complexe, comprenant 100 milliards de cellules, chacun possédant de 1 000 à 10 000 connexions ! Donc pourquoi ne pas envisager le voyage dans le temps ? Tu vois ce que tu rates sur TF1 ? Quoi ? Tu ne lis pas ? T'as raison, c'est le meilleur moyen de pas voir toute cette merde qui nous enveloppe !

Imaginons donc dans quelques siècles, ou millénaires, l'homme a déplacé ses guerres dans les étoiles, il conquiert ici et là, détruit d'autre mondes, pille d'autres richesses, continue son bonhomme de chemin de con qui a le pouvoir, quoi. Et soudain, un scientifien (comme dit Béru) découvre le truc : dilater l'espace-temps pour revenir vers le passé. Et il fait quoi, le roi de l'époque, parce qu'on y reviendra bien, nan ? Roi de la Nébuleuse d'Orion ! Empereur de la Voie Lactée ! Tsar de NGC 3169 ! Imam d'Andromède ! Pape de la galaxie du Tourbillon ! Les cons ! Quoi ? Toi aussi tu veux ta galaxie ? Va acheter un Milky Way et arrête de m'interrompre avec tes conneries !

Donc, il fait quoi le roi ? Ben il assure son poste. Il envoie une mission pour s'occuper des dinosaures, peut-être. Pour modifier un peu l'ADN, qu'on soit bien malléables, bien prêts pour son règne suprême, lui le Tout Grand ! Il amenuise les gènes des ancêtres de ses concurrents ! Il prépare ceux de ses soldats à venir ! Il politique à plein, quoi ! Quand t'es humain, hein, faut pas s'attendre à beaucoup mieux. Quoi ? T'es humain toi aussi ? T'as raison, t'es une belle espèce d'humain bien que tu sois con comme la lune !

Tu vois, pas besoin de petits gris, d'elohims, de grands blonds ou de reptiliens ! Des humains revenant au bercail par des voies détournées, tout simplement. Ou envoyant des cyborgs ou des robots parce que les voyages intergalactiques, ça va un peu, mais tu te fais chier comme un rat mort, cryonégisé. Il faudrait déjà partager un bout de quelque chose avec des vies extraterrestres. Et ça, connaissant la créativité de l'Univers, c'est pas gagné. Donc communiquer avec, encore moins.

Et pis les autres races, honnêtement, qu'est-ce qu'elles en ont à branler de nous ? T'as entendu parler de communication avec les amibes, toi ? Ou avec les fourmis ? Les arbres ? T'as bien des illuminés qui essaient, mais ça foire méchamment. Quand t'es humain, t'en as rien à cirer de tout ça. Nous surveiller ? Qu'on fasse pas péter tout ? Au niveau de la planète, c'est peut-être possible, mais improbable. En admettant que des bombes pètent partout, la vie reprendrait quelques temps (pour l'Univers, une miette) après, sans les putains de virus qu'on représente ! L'Univers ? Fais-moi pas rire, j'ai les lèvres gercées ! Le trou noir (cette puissance presque impossible à penser) le plus imposant jamais découvert mesure 17 milliards de masse solaire ! T'entends ? Nan ? T'écoute plus ? Tu penses que tu dois laver la bagnole ? Ah ben ouais...

Donc faut pas chier la honte pour croire qu'on les intéresse, les z'autres ! Franchement, ils ont sûrement d'autres choses à foutre, nan ? Leurs femelles, d'un. Leurs propres guerres, de deux. Et pis ils viennent de foutre un pot-au-feu sur la cuisinière et ça, c'est sacré, même sur BD +5° 1 668 ! Quoi ? Tu connais pas ? C'est à droite après Sirius !

Le propre de la médiocrité est de se croire supérieur

Encore, quand t'es con, t'es con, tu peux pas faire grand chose. Mais médiocre... Alors là ! C'est l'engeance ! La vérole ! La peste intellectuelle qui déferle sur le monde ! La vilenie absolue ! Et je sais de quoi j'cause, me débattant depuis toujours contre, essayant, en vain, de la combattre et de ne pas tomber dans ses rets ! Mais c'est dur, tu sais... Des siècles (millénaires ?) de travail pour bien tout étouffer, faut être costaud pour lutter contre. Brèfle.

Être con, ça demande rien, ou pas grand chose. Juste de pas être élevé, quoi. Être là, en bon esclave, en bon mouton. Il en faut, attention ! Comment on ferait les guerres, sinon ? Hein ? Et la guerre, y'a que ça de vrai pour relancer l'économie, non ? Y'a bon, quoi, comme disait San-A. Tu peux bien nettoyer les mecs en trop, piller tranquillou les richesses, violer, voler, faire oublier les ennuis à la maison, permettre aux épouses d'enfin s'amuser avec le voisin ou la voisine (ou encore, c'est selon) qu'en revenant 10 mois plus tard t'as un nouveau chiard à la maison mais c'est sûrement un miracle. Ta femme s'appelle Marie ? Nan ? T'es muslim ? Hein ? Bof...

Mais, après cette digression dans un violon, la médiocrité, merde ! Faut être un minimum intelligent pour être médiocre. Pas top con, si tu vois c'que j'veux dire. Faut utiliser un peu son cerveau. Faut décider, un jour, d'abandonner, de ne plus lutter, d'accepter le cours des choses, de rester à sa place (au milieu des cons), d'enfin devenir fainéant, subir et en être fier. La bonne vieille routine, quoi. Râler au comptoir avec les aminches avant d'aller tringler bobonne et foutre une trempe au gamin. Ou d'aller tringler le gamin et foutre une trempe à bobonne ! Les humains, tu sais, faut pas trop espérer !

Tout ça pour dire qu'au lieu de parler de démocratie, on devrait parler de médiocratie. Devenir bien homogènes, bien moyens, surtout pas péter trop fort en public ou avancer des idées étrangères. Ouh là !

Dès l'école, ça commence. T'es un peu original, un peu rapide : achtung ! Nein ! Rentre dans le rang ! Sinon, c'est l'échec. On a une classe à médiocriser. On peut pas s'occuper des intelligents, quoi, merde ! Non plus que des cons. Va dans une école privée avec ceux qui ont le droit, nanmého (ça marche pour les deux catégories l'école privée, le con et l'intelligent. Ils arrivent même à en sortir les deux à la fois : des cons intelligents, mais c'est une autre histoire) !

Manquerait plus que tu sois créatif et que tu sortes de là éduqué ! Trop dangereux, mon poto. Ils (eux, ceux-là, tu vois ? Nan ? Tant pis) ont besoin que tu baves devant ta nouvelle tire, que tu te laves bien le cerveau avec leur tévé, que tu sois pas d'accord pour payer des impôts mais sans être trop outré quand le politicard ou le banquier détourne des sommes que même après une vie de travail tu n'en auras jamais même le dixième (ils méritent eux, ils ont travaillé, ils sont nés !), que la terre tourne rond en somme, et que les moutons soient bien gardés !

Les bourgeois qu'ont fait la révolution (ou qu'on envoyé les pauvres la faire pour eux) ont inventé le plus beau des esclavages : la démocratie. Tu crois que t'es libre ? Que tu décides de quelque chose parce que tu paies tes dettes et que tes enfants bossent pas (encore) à l'usine ? Alors bon, reste modéré mon bon z'ami. Crois (en Dieu, au FN, à la science, en ton nouveau crédit, en ta famille, c'que tu veux) ! Et tais-toi ! Médiocre !

mercredi 8 mai 2013

Hardcore j'te dis !

Réveillé dans l'humeur, aujourd'hui. Du son. Sûrement pas le meilleur track que j'aie jamais écouté, mais le plus représentatif... Ce sample de l'info est excellent. Et il portait l'esprit 'allez tous vous faire enculer et fais péter' que j'aime toujours, je dois l'avouer. Prods ou simple question de goût, les avis seront partagés...

Les teufs, putain ! Une des périodes la plus sombre, la plus excitante, la plus destructrice, la plus constructive, la plus amusante et destabilisante de ma vie. Entre les tas de C, les bubus, la bonnemine et le reste. Les sites où les tribus posaient. Les condés un peu dépassés par les TAZ (Temporary Autonomous Zone, pas les bonbons, ducon). Les travelers avec des piercing de la taille d'un anneau pour vache dans le zen'. Les chiens en montée (ou en descente, selon. Certains élus au bord des larmes, au matin, en voyant cette jeunesse dépravée, un peu sale et à la ouek. Ouah ! La chèp mon poto... Qui n'a jamais été chéper me jette la première pierre ! Ha ha ! Ta gueule.

Je vais bien finir par m'acheter des platines et commencer à mixer, quoi, merde ! Je me fais vieux, mais j'ai assez de remontées pour faire mouiller quelques jeunots ici ou là, non ? Pour le camtar et la vadrouille, c'est mort. Mais faire du bon gros son, pourquoi pas ? La Frenchcore (v'nez pas me casser les couilles avec des nan c'est du hardcore ou de la hardtek ou si ou ça) est certainement has been. Mais franchement, j'm'en cague. T'es d'une génération. Respect aux Trifazé, Heretik, Teknocif, THC, Micropoint et autres. Enfin, comme disait l'autre : ni remords, ni regrets !

Hardcore j'te dis !

jeudi 2 mai 2013

On est mal...

Superbe article trouvé par un ami qui me veut du bien (et qui s'est installé dans un lointain pays parce qu'il croyait qu'on y jouerait avec sa pine-hochet... va savoir !), une vision du lumpenproletariat me permettant de constater que je ne suis pas seul à regarder cette société (je n'ose même pas parler de civilisation... faut pas déconner non plus) d'un œil torve et dédaigneux.

Les batards qui gouvernent le monde nous mentiraient-ils depuis toujours ? Naaaaaaaaaan ? Vraiment ? C'est hallucinant ! Et en plus, au lieu de simplement partouser, sniffer de la blanche et faire des virées en vacances, ils réfléchissent, depuis des millénaires, au meilleur moyen de conserver leurs esclaves heureux ? Ah mais ça alors ? J'en reste baba...

Et mes anciens cons-frères et connes-sœurs des médias seraient de mèche (enfin les chefs, quoi, comme d'hab') ? Mais jusqu'où s'arrêteront-ils ? Douce France, cher pays de mon enfance où on m'a appris que si t'es Français, t'es Français. Là était soi-disant sa grandeur, à l'Hexagone. Mon cul, ouais ! Une petite poule pavanant et prétendant être une autre. T'es de souche ou d'origine étrangère. Nobliau ou roturier. Né ou pas, quoi. C'est tout ce qui compte.

Si j'avais le temps, je rechercherais les papelards de Science-Po qui précisent, noir sur blanc, que si tu n'as pas de famille ou de connaissances dans le milieu, tu peux te la mettre sur l'oreille pour la fumer plus tard. Tu n'appartiendras jamais. Tu vois, ils ne s'en cachent même pas ! Pour quoi faire, d'ailleurs ? Vous êtes trop cons pour voir quelque chose... Alors à quoi bon se faire chier, hein ?

Donc avis à toi le reubeu, avis à toi l'européen de l'Est, avis à toi le français de basse souche, avis à toi le révolutionnaire à deux balles, avis à toi le p'tit nazillon, avis à toi mon p'tit coco, avis à toi le reunoi, avis à vous tous, d'ici et d'ailleurs : on vous la met profond, sans vaseline, avec un du gravier, donc arrêtez de sourire, bordel ! À moins que vous y preniez du plaisir... Là, les goûts et les couleurs, je ne juge pas. Bêêêêêê !

mardi 30 avril 2013

Frygt og Bæven

Depuis toujours, je suis attiré par Kierkegaard (Enfin, son œuvre, quoi. Moi, les Danois morts, j'les laisse à d'autres). Pendant longtemps, comme un gamin materait son père en train de tirer la bonne. Un mélange d'attirance et de rejet.

D'abord, ce cher Søren dissocie Socrate et Platon. Ce qui, selon moi, est toujours un bon début. Son admiration pour l'ironie socratique, aussi, que je partage. Utiliser la négation semble plus simple, et plus intéressant, qu'essayer de convaincre une tête de pioche que ce qu'il dit est absurde. Faire douter, c'est une arme magnifique (et dangereuse, mais bon...)

Et feindre d'être con, c'est une méthode avérée et très utile. J'imagine que tu commences à en avoir marre de me voir juger, traiter les autres de cons. Tu dois commencer à te dire que le con, c'est moi. Tu dois penser que je ferais bien de me regarder d'un peu plus près. T'as sûrement raison. Con, ignorant, sceptique : penses-moi (si tu oses dépoussiérer ton cerveau) ainsi. J'aime. J'économise tant de salive que j'en bave presque. Contrairement à Descartes, je ne pense pas que le bon sens soit la chose la mieux partagée, mais, suivant ainsi le grand philosophe Frédo Dard-Dard, la connerie. Elle est omniprésente, omnipotente et on (est un con, comme disent les journaleux) ne s'en lasse pas ! Amen.

Sa naissance dans un monde piétiste, également, pour en revenir à Kiki (surnom affectueusement donné par son pasteur, fréquemment dans cette phrase : « Non, Kiki, plus tard. On ne parle pas la bouche pleiiiiiiiine ! »). Non pas pour la doctrine, qui se rapproche d'un travail-famille-patrie du plus mauvais aloi, mais parce que cela m'a conduit au jansénisme. Je trouve ce mouvement très beau et les polémiques lancées sont merveilleusement intéressantes. On y reviendra peut-être.

Enfin, les affects d'angoisse et de désespoir résonnent profondément en moi. Je te conseille d'y jeter un œil, si tu as quelques semaines de libre. Tu n'en sortiras que grandi.

J'ai pas le temps ni l'envie, mais la même chose s'applique à Maître Eckhart et la mystique rhénane. Un je-ne-sais-quoi d'absolu qui me titille les neurones. Pas toi ? Nan ? Bah...

En panne ou bien ?

Putain ! Plus un post depuis des jours ! S'passe quoi ? Pourtant, c'est pas le fiel qui me manque, fieux ! Encore moins les sujets. Y'a qu'à se baisser pour les ramasser, comme d'la merde de chien dans les rues de Paname...

Alors, quoi ? Ben j'sais pas. Peut-être qu'à force d'observer les cons, je commence à être infecté. Enfin... commence... J'dois bien être le con d'un autre. Toujours, t'as un gus qui te prend pour un (pas français selon l'Académie... Quoi ? Non, pas la Star' Ac'. L'Académie Française, ducon). Et je t'invite d'ailleurs à commander ceci de toute urgence, si tu l'as pas déjà. Dès que ton chèque des Assedic est arrivé, quoi. Tu fais c'que tu veux, mais bon. Pour une fois que tu peux avoir accès à l'intelligence... Mais oui, tu peux aller acheter tes bières avant...

Brèfle, comme dit le seul homme heureux que j'ai jamais croisé, c'est comme ça, quoi.

De toute manière, t'as pas grand chose d'autre à branler que de passer voir s'il y a de nouvelles conneries à lire ici, hein ? C'est pas avec ton cerveau que tu vas t'occuper.

Allez. Tcho les lapins. Faisez gaffe à vos cons.



vendredi 26 avril 2013

Conspiration quand tu nous tiens (par les couilles) !

J'avoue, j'aime beaucoup l'idée d'une conspiration mondiale gérée par une élite qui contrôle les esclaves planétaires. Mais laissons ça pour un jour prochain.

Il existe désormais une vraie communauté d'experts (oserais-je dire de pros ?) de la conspiration. Deux exemples récents. La tuerie de Sandy Hook et les bombes au marathon de Boston.

En quelques heures, t'as des dossiers complets, avec photos, démonstrations, etc., te prouvant que c'est l'œuvre du Nouvel Ordre Mondial. T'as des images de personnels des opérations noires de la CIA, des noms, des acteurs qui se retrouvent (prétendument) à la télé en tant que témoins, des infos qui disparaissent. Et plus !

Cette vitesse d'exécution est hallucinante. Surtout que ça se tient à peu près. Je suppose qu'avec le 11 Septembre, puis l'Irak, puis (on va arrêter là, je n'ai pas assez d'encre dans mon clavier)... ils ont eu le temps de se faire les dents. Mais quand même ! C'est à se demander. On croirait le KGB et la CIA du bon vieux temps, quand ils utilisaient la peur pour tout contrôler (Quoi ? C'est encore pareil ? Nan ? Si ? Ah bon !).

Franchement, je n'ai ni le temps, ni les outils et encore moins l'envie de faire des recherches pour voir qui baise qui dans l'histoire. Mais je suis sûr d'un truc : t'as des financements et des équipes qui font ça 24/7. La raison ? Il y en a tant. Clientélisme, envie de faire chier, ennui, maladie mentale, politique...

Quelques pistes vite fait :

- Je verrais bien la NRA, soucieuse de ne pas perdre sa clientèle, qui utilise donc des outils de propagande digne du IIIe (Reich, s'entend). Attends, mon poto, le marché des armes, rien qu'aux États-Unis, tu élimines la faim dans le monde avec les sommes qu'ils amassent en un mois ! Donc ça c'est fait.
À leurs côtés, des politicards qui touchent leur enveloppe régulièrement.

- Sûrement des pays arabes, soutenant le terrorisme ici et là, qui ne doivent pas rater une occasion de mettre un peu d'huile (ou de pétrole) sur le feu.

- La Chine (où j'arrive à pied) bien entendu. Pourquoi gâcher, hein ? Tout ce qui est pris n'est plus à prendre, quoi.

Et d'autres, très certainement. Dès que t'as un cadavre à exploiter, les charognards rappliquent.

En tout cas, si t'as une heure à perdre et que tu parles anglais, va faire un tour sur Google (ou Bing. C'est ton choix mon lapin). C'est distrayant.